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Engagement n°1 : réduire les consommations d’énergie et les émissions à gaz à effet de serre pour faire de la commune un exemple de l’éco-responsabilité en diminuant de 20 % toutes les consommations d’ici 2020

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Notre analyse : Le Paquet énergie-climat adopté par l'Union Européenne fixe comme objectif une amélioration de 20% de l'efficacité énergétique et de la réduction des émissions de CO2 à l'horizon 2020.

L'engagement pris par notre commune est donc juste conforme à cet objectif européen. Il s'agit certe d'un effort mais celui-ci n'a rien d'exceptionnel et ne fera pas de notre commune un exemple de l'éco-responsabilité. D'autant moins que des discussions sont actuellement en cours au Parlement européen pour faire passer cet objectif à 25% voir 30%.

Cependant il s'agit d'un engagement évaluable (ce qui n'est pas toujours le cas dans cet agenda 21) et qui correspond à l’indicateur « Emissions de GES liées aux pratiques de la collectivité » du ministère de l'environnement.

Mais attention certaines énergies sont plus productrices de GES que d’autres. Il aurait été préférable de s’engager à diminuer les GES de 25 % d’ici à 2020.

Les mesures proposées par la majorité municipale pour tenir cet engagement :

1°) Réaliser un bilan carbone simplifié permettant de mesurer objectivement l'actionBilanCarbone.png de la Ville et des Deuillois.

Notre analyse : Le « bilan carbone » est un copyright de l’ADEME. Il n’en existe pas de version simplifiée.

Pour les collectivités il existe 2 modules. Le module "Collectivités" qui comptabilise les émissions de GES engendrées par les activités propres de la collectivité et aux services qu'elle rend aux habitants (transports, équipements sportifs et culturels, enseignement, assainissement, espaces verts, voiries, ... Le module "Territoire" comptabilise les GES engendrées par toutes les activités installées sur le territoire de la collectivité locale.

En Savoir plus sur le Bilan Carbone

 

2°) Compenser les émissions de GES pour les grands évènements de la Ville.

Notre analyse : La compensation carbone, popularisée par Yann Arthus Bertrand et son association GoodPlanet, consiste à compenser volontairement l'émission d'un volume de GES engendré par une activité en finançant un projet réduisant les émissions d'autant.

L'intention peut paraitre louable cependant elles posent de nombreuses questions :

    • Que sont les grands évènements de la Ville ? (une liste aurait été utile en l'occurence)
    • Comment va-t-on mesurer le volume de GES de chacun de ces évènements afin de calculer le montant de sa compensation ?
    • Auprès de qui ? De quel organisme ?

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Par ailleurs la compensation volontaire de carbone est loin d’être la panacée puisque l'objectif final est d'abord la réduction des émissions. C'est pourquoi la compensation ne devrait s'envisager, en théorie, qu'en bout de chaîne, après la réduction des émissions.

Enfin dans les faits, les divergences entre les organismes et leurs inititives « toutes plus ou moins semblables » sont toutefois notables, relève l'ADEME. Les calculateurs d'émissions dont ils se servent par exemple ne sont pas standardisés. Certains affichent la stricte quantité de CO2, note l'étude de l'ADEME, d'autres l’équivalent CO2 de tous les gaz contribuant à l'effet de serre. Le prix de la tonne de carbone varie lui-même du simple au quadruple, de 6 euros (Terrapass, aux USA) à 24 euros la tonne (CO2 Solidaire, en France). Selon les prestataires, la compensation d’un vol Aller-retour Paris/New York peut donc aller de 8 à 80 euros.Environment_CO2_.jpg

Il faut noter que « l’information sur les projets soutenus est souvent lacunaire », indique l’ADEME. « Il est même permis de penser que plusieurs opérateurs ont recours aux mêmes ONG, voire financent les mêmes projets. » Comment dans ces conditions garantir la légitimité du processus, ou promouvoir une offre de compensation cohérente ?

 

3°) réduire nos consommations d'énergie fossile en favorisant des modes alternatifs de déplacement avec l'acquisition de véhicules électriques ou hybrides dès que ceux-ci seront accessibles et utilisables à des prix acceptables pour les finances locales.voiture-icone-electrique.png

Notre analyse : Favoriser les modes alternatifs de déplacement se limite-t-il à acquérir des véhicules électriques ou hybrides ? Encourager l'usage du vélo ou du scooter électrique, encourager le co-voiturage, mieux planifier les déplacements (mesure n°9), encourager l'éco-conduite(mesure n° 10) ou acquérir des véhicules moins polluant (GPL, gaz de ville, ...) peut tout autant favoriser la réduction des GES.

Par ailleurs cet achat de véhicules électriques ou hybrides est renvoyé à un futur indéterminé ou ceux-ci seront accessibles et utilisables à des prix acceptables pour les finances locales. De ce fait cette mesure est plus une pétition de principe, procédant d'un effet d'affichage, sans impact avant de nombreuses années, qu'un réel engagement .

Enfin les termes d' "accessibles" et de "prix acceptables pour les finances locales" sont si vagues que rien ne permet à ce jour de savoir quand ces conditions seront considérées comme réunies. Quel surcoût sera considéré comme acceptable ?

 

4°) Engager un plan de rénovation de l'isolation des bâtiments communaux existants

isolation.jpgNotre analyse : Engager un plan de rénovation de l'isolation des bâtiments communaux existants n'est guère contraignant, on peut toujours l'engager sans jamais en terminer. La véritable mesure consisterait plutôt à établir et réaliser ce plan de rénovation dans un délai donné de 10 ou 15 ans par exemple.

 

5°) Effectuer le suivi des consommations énergétiques par équipement public.

Notre analyse : L'idée est excellente, on peut cependant s'étonner que cela ne soit pas le cas depuis de nombreuses années et qu'il ait fallu un agenda 21 pour la mettre en pratique. Par ailleurs ce suivi n'a de sens que dans le cadre du plan de rénovation afin de pouvoir prioriser les interventions et travaux. Il s'agit moins d'une mesure que d'un indicateur.mairie.jpg

 

6°) Introduire des clauses énergétiques dans les nouveaux bâtiments supérieures à la norme de construction en vigueur.

Notre analyse : Cette mesure peut apporter une vraie amélioration ou conduire au mieux au respect de la réglementation. En effet sa formulation est suffisamment floue pour que l'on puisse l'interpréter de 2 façons très différentes.

On peuRT2012-grenelle-environnement.gift soit l'interpréter comme imposant des clauses supérieures à la réglementation en cours et cela sous entend qu'à la mise en application de la nouvelle Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) on imposera encore des normes supérieures. Ou bien on peut l'interpréter comme imposant des clauses supérieures à la seule réglementation actuelle ce qui conduira en fait à respecter la nouvelle RT 2012 sans plus.

Pour savoir comment l'actuelle majorité l'interprétera, il faut donc attendre les prochaines constructions communales.

 

7°) Remplacer progressivement l'éclairage public traditionnel comme par exemple ceux de Noël, par un éclairage basse consommation.

Notre analyse : Comment doit on comprendre cette mesure ? S'agit-il seulement de rénover les illuminations de Noël en remplaçant les guirlandes lumineuses par des éclairages basse consommation ? Si tel est le cas la mesure est de peu de portée pour ne pas dire anecdotique.luminaire-s.png

Fondamentalement les guirlandes de Noël ne sont pas la problématique essentielle en matière d'éclairage public. En revanche une rénovation des candélabres pour réduire la consommation énergétique et la pollution lumineuse serait bien plus utile.

 

8°) Intégrer nos démarches de conception de bâtiment au regard du dispositif certificats d'énergie.

Notre analyse : Derrière cette phrase un peu hermétique il s'agit en fait de bénéficier du dispositif des certificats d'économies d'énergie (CEE), créé par les articles 14 à 17 de la loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005 dite loi POPE.

Les vendeurs d'énergie (électricité, gaz, chaleur / froid et fioul domestique) comme EDF, GDF, la CPCU, Poweo ... ont une obligation de réaliser des économies d'énergie. Ils peuvent soit les réaliser dans leurs propres bâtiments et installations soit amener leurs clients à les réaliser en leur apportant informations ou incitations financières. En contrepartie de quoi ils reçoivent des certificats sur la base de forfaits en kWh calculés par type d'action.

Ils peuvent aussi choisir d'acheter des certificats d'économies d'énergie auprès des collectivités territoriales ou des entreprises qui peuvent elles aussi obtenir ces certificats. Ce faisant il s'agit pour les vendeurs d'énergie dans ce cas là d'acheter des droits à ne pas faire des économies d'énergie ...
 
economie-energie-2.jpgCette mesure a trouvé comme première concrétisation la passation d'un contrat avec la société CERTINERGY qui se chargera, contre rémunération, de déposer, auprès de la Direction Régionale et Interdépartementale de l'Environnement et de l'Energie (DRIEE), les documents et informations communiqués par la Ville. Quel sera son impact véritable ? A l'heure actuelle il est impossible de le savoir.
 
 
9°) Elaborer un plan de déplacement de l'administration
 
Notre analyse : Plus qu'une mesure à part entière cette mesure est un simple complément de la mesure n°3. Elle nécessite au préalable un diagnostic précis.
 
 
10°) Mettre en place des ateliers d'éco-conduite pour les agents communaux.
 
Notre analyse : Plus qu'une mesure à part entière cette mesure est un simple complément de la mesure n°3. Elle nécessite au préalable un diagnostic précis.

Écrit par BOUGE LA VILLE - DEUIL LA BARRE Lien permanent | Commentaires (0)

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