20 novembre 2009

Une voie à double sens pour la place des platanes ?

Les projets avancent même si les réunions de concertation ou d'information se passent mal et que les habitants du quartier expriment leurs désaccords. (voir l'article)

Ainsi le projet de créer une voie entre la rue Abel Fauveau et la place des platanes fait son chemin. Un projet qui prévoit une voie en double sens avec places de stationnement de chaque coté. Au bout de cette voie, une aire de retournement et juste après la place des platanes.

A quoi pourrais bien servir une telle voie aux riverains ? (voir la lettre d'un riverain)

L' allée Maurice Utrillo est pour l'instant fermée par une barrière empêchant ainsi toute circulation. Comment vivront les riverains demain si à cet endroit on ouvre une voie qui viendra buter sur la place des platanes ?

Questions subsidiaires :  si demain l'on ne construit pas la maison des associations sur la place des platanes à quoi servira cette voirie ?  Et pourquoi prévoir déjà une telle voie alors que l'on dit que l'on est en phase de concertation et que rien n'est arrêté ?

17 novembre 2009

Lettre d'un riverain de la place des platanes

Nous publions ci joint le texte d'un courrier électronique envoyé aux élus locaux par Alain Parant,  riverain de la place des platanes, à propos de la réunion de concertation/information du vendredi 13 novembre 2009 : Place des platanes-1.jpg

" Madame, Monsieur,

Vendredi dernier, le maire a organisé une réunion publique pour présenter le projet d’implantation de la nécessaire maison des associations dans le cadre de l’ORU.

Lors de cette concertation quelques divergences de vues et des résistances légitimes ont incité M. NOYER à quitter la salle. Nous regrettons ce départ qui va à l’encontre des intentions démocratiques affichées par cette réunion.

En qualité de riverain, vivement interpellé par ce projet impactant mon quotidien, je souhaite revenir sur les propos échangés et prendre le temps de vous présenter mes propres éclairages.

Certains résidents ont exprimé leur agacement de voir le quartier se bétonner. Non ! Nous a-t-on asséné. Pour preuve on détruit les tours de la rue de la Galathée. Concernant le cœur du quartier de la Galathée les plans proposés vont sans aucun doute dans le sens de la dédensification. Mais le projet ORU, englobant aussi les 3 communes, M. JOUBERT a justifié la densification pour répondre aux besoins réels de logement. Les 2 parties ont raison ; tout dépend du zoom utilisé. Mais, si on se focalise sur le nord du quartier (au dessus de la rue Louis Braille), rappelons la construction récente de la maison de la petite enfance dans le parc. Même si elle s’intègre au paysage elle participe au bétonnage. Concernant l’hypothétique construction dans la place des platanes, oui il y a aussi emprunte sur un espace vert et bétonnage dans le nord du quartier !

Nous entendons la nécessité de valoriser la place des platanes. Mais a-ton écouté les attentes des riverains ? Pour rappel, cette place est en copropriété entre les propriétaires du Carré Galathée et le bailleur social majoritaire, France HABITATION. Elle est gérée en ASL par le légendaire et obscur syndic GESTIMAD. Le conseil syndical du Carré Galathée n’a donc aucune autorité directe sur cet espace. Nous n’avons que le droit de payer son entretien et, parfois, l’opportunité de préconiser. Oui, céder ce terrain à la commune et résidentialiser ne peuvent être qu’une bonne chose quand c’est réaliser dans les règles de l’art de la concertation. Rappelons que ce terrain est au sud, sous nos fenêtres et que les plans présentés ce vendredi montrent un bâtiment à moins de 10 mètres des fenêtres de certains propriétaires. Certes ce n’est qu’un projet. Personnellement, j’habite un des appartements de la copropriété les plus éloignés de la place. La photo jointe, faite le 14/11/09, vous montre ce que je vois de mon balcon. Nous entendons que certains puissent penser que construire sur cette place participe à sa valorisation. Permettez nous de vous montrer ce qu’on vois et de vous faire part de notre regard sur ce projet. OUI nous pouvons intelligemment et légitimement entendre l’argument « Pas dans mon jardin » quand d’autres pistes sont possibles !

En début de la réunion de vendredi on nous a rapidement présenté une autre option : l’implantation de la maison des associations en pied d’immeuble. Aujourd’hui, c’est le cas, elles sont réparties dans différents RDC d’immeuble, provisoirement et pas forcément de façon satisfaisante pour certaines. C’est un fait. Les seuls freins qui nous ont été présenté pour cette option sont les délais d’installation dans les nouveaux bâtiments (2013) et l’impossibilité d’y installer de nécessaires locaux techniques. L’argument précédemment entendu d’une gène probable pour les résidents de l’installation d’association en pied d’immeuble ne tenait effectivement pas la route. Ce sont des associations paisibles avec peu d’activités en soirée, aujourd’hui. Quand il sera inévitablement nécessaire de créer un club de prévention, dans le cadre du volet social et prévention de l’ANRU, quelle garantit a-t-on pour qu’il soit installé un minimum à l’écart des habitations ? La proposition faite par un conseiller municipal d’installer provisoirement les associations dans des RDC d’immeubles existants en attendant la construction de l’immeuble idoine est une piste dont le coût sera à comparer avec la construction d’un bâtiment. Le local technique nécessaire à la Régie pourrait être envisagé dans des parkings boxés ou dans les locaux des services techniques de la mairie de l’autre côté du pont, par exemple. La Régie a un rayonnement municipal ! M. JOUBERT nous a fait part qu’il y avait d’autres freins mais ne s’est pas étendu sur ces freins. En bonne intelligence nous sommes, quelques habitants du quartier, entièrement disponibles pour mesurer les pour et les contre, les atouts et les freins de chacune des options. Dans une RÉELLE concertation avec de la bienveillance, de l’écoute et de la compréhension.

Quand vous vous êtes approchés des associations elles vous ont fait part de leur préférence pour un bâtiment indépendant. En qualité de membre du bureau d’une de ces associations, je n’ai pas été informé de cette consultation. De surcroît faire une proposition d’implantation sur un terrain privé sans en avoir informé les copropriétaires au préalable laisse dubitatif sur la méthode. Mis à part un hypothétique confort personnel, quels sont leurs réels arguments avancés par les bénévoles? Installer une maison des associations au nord du quartier n’est peut-être pas la meilleure option géographique : La densification du quartier du côté des 3 communes déplace fortement le « centre de gravité » du quartier vers le sud. Asseyons-nous autour d’une table et discutons-en avec les associations et les décideurs. N’oublions pas que les résidents sont aussi les bénéficiaires des services de ces associations de quartier. Ils ont peut-être droit à la parole aussi pour cette raison.

Le projet de rue jardin, pénétrante pour accéder à la place des platanes sera réalisée, aux dires de M. JOUBERT. On regrette qu’il n’y ait pas eu de concertation sur ce point, loin d’être anodin pour notre environnement et, rappelons le, toujours sur un domaine privé. Les arguments avancés ont été la désserte d’immeubles et la nécessité de faire entrer des véhicules dans la place, qu’il y ait un bâtiment ou non. Quand on regarde l’implantation proposée de cette rue on a du mal à voir quels bâtiments elle va desservir, sauf sur ces 10 premiers mètres pour le « château fort ». Il est déjà possible de faire rentrer un véhicule sur cette place. La Régie de Quartiers le fait très régulièrement en cette saison. On regrette qu’il n’y ait pas de concertation sur ce point ainsi que sur le projet de « rue jardin » à l’ouest du Carré Galathée tel que nous pouvons le voir sur certains plans. Rue qui supprimera une dizaine de places de parking dans un quartier déjà fortement en carence de places de stationnement. Entre ce que pensent certains élus et ce que vivent les résidents il y a parfois nécessité de trouver des ponts !

Une polémique a aussi eu lieu concernant les interventions de la police dans le quartier. Trop souvent quand des citoyens du quartier font appel aux forces de l’ordre pour remplir leur mission dans le quartier, force est de constater qu’ils ne viennent pas. Donc certains résidents ont le sentiment qu’ils ne viennent pas du tout. C’est une généralisation qu’on saurait aisément entendre quand une personne est excédée. Dans la même réunion j’ai bien entendu un élu dire que TOUTES les motos faisaient du bruit …. Oui il arrive aussi que la police vienne à la demande des citoyens. Ils viennent même aussi quand on ne leur demande pas. On ne s’en plaint pas mais, là, on est hors sujet.

Trop de fois, lors de cette réunion, nous avons ressenti, de la part de certains élus, une dialectique jouant plus de la joute verbale pour imposer leurs options en détournant les propos de citoyens que de la nécessaire écoute démocratique, bienveillante et constructive. Si, toutefois, votre actuelle orientation persistait, notre confiance se mesurera au nombre de platanes abattus sur cette place. Pas plus de 3, nous a-t-on garantit !

Restant à votre disposition,

Sincèrement.

Alain PARANT"

14 novembre 2009

Une réunion qui tourne court

Place des platanes-1.jpg

Vendredi 13 novembre 2009, des habitants du quartier de la Galathée étaient invités à une réunion. Première inconnue : était-ce une réunion de concertation ou d'information, la chose ne semblait pas claire. Certains avaient reçu un courrier parlant de réunion d'information, mais au cours de celle-ci les représentants de la majorité municipale parlèrent de réunion de concertation.

Elle commence à 18h30 par une présentation "PowerPoint", où le maire décrit un projet d'équipement pour les associations avec 2 options, l'une prévoyant son installation en rez de chaussée des bâtiments devant venir remplacer la tour du 3 rue de la galathée, l'autre la construction d'un bâtiment sur la place des platanes.

Immédiatement les habitants présents exprimèrent toutes leur réserves quant au projet de la ville de construire sur la place des platanes un batiment de 500m² de plein pied ou bien avec un étage. Pour parler franc les riverains présents refusaient clairement le projet de la municipalité, préférant nettement que la place des platanes conserve un caractère d'espace vert, souhaitant même que celui ci soit renforcé.

A 19h30 le maire furieux se lève et quitte la salle, arrêtant brutalement le cours de la réunion. Incompréhension et indignation restent les sentiments le plus souvent exprimés par les habitants frustrés d'un vrai dialogue. Par petits groupes informels, ils poursuivent la discussion avec les élus et les fonctionnaires territoriaux restés sur place.

Pendant une heure un dialogue de sourd s'est déroulé dans la salle du CII, avant d'être conclu par ce départ théatral. D'un coté des habitants exprimant leur désir de voir conservés les arbres et les espaces verts existant, de l'autre un maire et des élus de la majorité figés sur un projet, caricaturant les propos des personnes présentes (vous voulez l'immobilisme, vous ne voulez rien ...) ou opposant les habitants et les associations (les associations sont favorables au projet,  vous êtes contre les associations, vous refusez un équipement pour les enfants ...).

Alors que le projet de rénovation devrait être un grand moment de concertation et de dialogues, permettant de concilier et parfois même réconcilier les intérêts des différentes parties prenantes sur le quartier (co-propriétaires, locataires, associations, jeunes, enfants, adultes, ...), on a eu l'impression d'une réunion où l'on opposait les intérêts des uns à ceux des autres (associations contre co-propriétaires) comme à d'autres moments ce fut le cas entre locataires, habitants des tours, accusés de tous les maux et le reste des habitants du quartier.

Concilier des intérêts contradictoires, écouter et entendre chacun, construire des solutions avec tous, pour que demain celles et ceux qui habitent dans le quartier y vivent mieux, que les conflits nés au fil du temps s'éteignent, que les rapports du quartier avec le reste de la ville se transforme positivement, voila ce que devrait être l'objectif de telles réunions. Clairement, la majorité municipale est totalement passée à coté.

Ce sera donc aux habitants de trouver les moyens de se faire entendre, de réfléchir avec les associations et tous ceux qui interviennent sur le quartier à quelques titres que ce soit, pour constuire une solution adaptée et la faire accepter par la majorité municipale. Pour sa part notre association, Bouge la Ville, avec ses élus, sera toujours disponible pour les aider et les soutenir.